Les Editions Heimdal ont le plaisir de vous présenter

le magazine SUB-MARINE.

Ce trimestriel de 96 pages aborde toute l’actualité et les principaux sujets du moment couvrant

les forces sous-marines et le secteur naval de défense.

Le magazine suit l’évolution technico-opérationnelle de cette composante,

celle de ses équipements et de ses chantiers navals.

Il dédie chaque numéro un dossier se référant à un thème majeur du secteur.

Actualités avril 2019

France

Naval Group remporte l’appel d’offres pour l’entretien des dix chasseurs de mines (CMT) de la Marine nationale. Ce nouveau contrat couvre l’ensemble des arrêts techniques à réaliser sur dix CMT français : sept CMT brestois et trois toulonnais, soit 8 arrêts techniques majeurs et 34 arrêts techniques intermédiaires. Ces arrêts techniques seront réalisés dans les bases navales de Brest et Toulon. Le contrat prévoit également la réalisation de plusieurs évolutions au cours des arrêts techniques : usines électriques, frigos-air, poissons auto-propulsés « PAP » (fournis par ECA Robotics), réfection des soutes à gazole… Il comprend enfin les opérations de retrait du service actif de deux chasseurs de mines, l’Orion à Toulon et le Cassiopée à Brest.

© Marine nationale

France

Le bâtiment d’essais et de mesure (BEM) Monge a repris la mer après un an de travaux de maintenance réalisés à Brest. L’arrêt technique majeur du Monge a concerné des travaux sur la plateforme et sur le dispositif de mesures. Le bâtiment long de 225 mètres est ainsi passé au bassin pour un entretien complet de sa coque et de ses superstructures (cheminée, plateforme hélicoptère, télémesures, etc.).

Les travaux sur le dispositif de mesures se sont concentrés sur les radars et antennes de trajectographie et d’analyse, les équipements d’aérologie et la télécommande de neutralisation. Aujourd’hui, le Monge a terminé les essais de qualification nécessaires après ce long arrêt technique, et il est prêt pour mener les prochaines échéances opérationnelles (essais M 51.3). Pour rappel, le Monge est un maillon indispensable de la dissuasion nucléaire française. Il a pour mission première de collecter et d’exploiter tous les paramètres des tirs de missiles balistiques en vol.

© Marine nationale

États-Unis

L’USS South Dakota (SSN 790) a été mis en service lors d’une cérémonie à la base navale de New London, le 2 février 2019. Il est le 17e sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Virginia et le 7e appartenant à la version Block III. Les unités de la classe Virginia Block I et Block II sont équipées de douze tubes de lancement verticaux de 21 pouces de diamètre (533 mm) pouvant tirer des missiles Tomahawk (TLAMS). Les Virginia Block III sont construits avec deux tubes plus grands de 87 pouces de diamètre (2 209 mm) pouvant accueillir six missiles chacun. Ils diffèrent aussi par une modification radicale du dôme sonar et par l’adoption de nouveaux périscopes non pénétrants. D’un coût unitaire de 1,75 milliard de dollars, les Virginia Block III sont optimisés pour les opérations littorales (détection des mines, mise en œuvre d’engins sous-marins). Ils ont un déplacement en plongée de 7 945 tonnes et mesurent 114,90 mètres.

© US Navy

Canada

Le ministère de la Défense a donné son feu vert pour lancer le programme Life of Aging qui a pour objectif de moderniser la flotte sous-marine canadienne. Les quatre sous-marins de la classe Victoria ont connu des déboires depuis leur acquisition en Grande-Bretagne, les gouvernements canadiens successifs ayant investi des centaines de millions de dollars en réparations et mises à niveau. Le programme Life of Aging est devenu indispensable pour l’état-major de la Marine. Le retrait du service du dernier sous-marin de la classe Victoria est programmé en 2027. La presse canadienne souligne une amélioration significative de la disponibilité opérationnelle de la flotte sous-marine. En 2018, le NCSM Chicoutimi a passé plus de 197 jours (dont 120 jours en mer) dans les eaux chaudes de l’Asie-Pacifique, tandis que le NCSM Windsor patrouillait en Méditerranée avec des unités de l’Otan. Cette double présence met en évidence le niveau retrouvé de la disponibilité des bateaux noirs canadiens.

© DND

Suède

HSMS Blekinge et HSMS Skåne sont les noms des deux premiers sous-marins du modèle Saab-Kockums A26 de la marine royale suédoise. Ces deux premières unités seront livrées par le chantier naval de Karlskrona en 2024 et 2025. La construction du premier de série, le HSMS Blekinge, a débuté en 2015.

Ces deux sous-marins A26 destinés à la Suède sont des unités diesel-électriques de 65 mètres de long pour 2 200 tonnes de déplacement en plongée, armées par un équipage de 26 marins (plus 15 à 30 commandos).

Ils seront armés de quatre tubes lance-torpilles de 533 mm. Ils embarqueront un système de propulsion anaérobie AIP Sterling Mk III, qui les rendra particulièrement silencieux, tout en augmentant leur autonomie en plongée. Particularité de ces sous-marins, ils intégreront un module multi-missions doté d’une trappe de 1,50 mètre de diamètre, permettant de déployer commandos, engins sous-marins et drones en toute discrétion.

© Saab

Espagne

L’Espagne a signé un contrat avec le consortium NHIndustries, composé d’Airbus Helicopters, Leonardo et du néerlandais Fokker, portant sur l’acquisition de 23 NH90, dont 7 dans une version navale tactique (pour remplacer les Sikorsky S-60 et les Agusta Bell AB-212). Le montant du contrat s’élève à 1,38 milliard d’euros. Le NH90 (ou Nato Helicopter) est un hélicoptère biturbine européen de transport militaire de la classe des 10 tonnes, conçu par la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas, rejoints par le Portugal en juin 2001 et la Belgique en 2006. L’appareil se décline en deux versions : TTH (transport tactique) et NFH (lutte anti-surface et anti-sous-marine). Contrairement aux NH90 de la Marine française, les appareils espagnols sont pourvus de moteurs General Electric T700-T6E2 et embarquent un système de communication spécialement développé en Espagne par la société Indra. C’est l’usine d’Airbus Helicopters Espagne d’Albacete qui est en charge de l’assemblage des hélicoptères.

© Airbus Helicopters

Israël

La société ISTAR (division d’Elbit Systems) et l’italien Leonardo vont développer une nouvelle capacité de lancement de torpilles légères pour le drone de surface (USV) Seagull. La solution reposera sur la même architecture que celle utilisée sur l’USV Seagull qui équipe la marine israélienne.

Le Seagull, qui mesure 12 mètres de long (coque aluminium et composite), est un drone de surface conçu pour mener des missions navales, notamment la sécurisation des zones portuaires sensibles ou encore la protection des navires contre des sous-marins légers. Outre des torpilles légères, l’USV embarque un sonar remorqué Katfish produit par la société Kraken Robotics. En 2017, le Seagull avait participé à des essais en mer du Nord pour le compte du ministère belge de la Défense. Il a également participé à des exercices navals internationaux dans le cadre de missions de lutte contre les mines et anti-sous-marine.

© Elbit Systems

Algérie

Lors d’une cérémonie officielle, la marine algérienne a officiellement mis en service deux nouveaux sous-marins de la classe Kilo. Il s’agit des sous-marins Ouarsenis (031) et Hoggar (032) affectés à la base navale de Mers el-Kébir. Les deux bâtiments ont été commandés en 2014 à la Russie pour un coût évalué à 1,2 milliard de dollars. Ils ont été construits aux chantiers navals de l’Amirauté de Saint-Pétersbourg. Ces deux unités (Projet 636 Kilo) rejoignent les quatre autres (deux Projet 636M et deux Projet 877EKM) déjà en service dans la marine algérienne. Baptisé « trou noir » par les experts occidentaux pour sa discrétion, le Projet 636 Varchavianka (Improved Kilo, selon le code Otan) appartient à la troisième génération de sous-marins classiques. Il a un déplacement de 3 950 tonnes en plongée et navigue à une vitesse comprise entre 17 et 20 nœuds. Il embarque 18 torpilles lourdes de 533 mm (six tubes). Son équipage est de 52 marins.

Tous les Kilo algériens sont capables de tirer la version exportation du missile de croisière russe à changement de milieu de type Club-S.

© Marine algérienne

Sommaire du numéro

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