France

Le 7 janvier, le vice-amiral d’escadre Charles-Edouard de Coriolis, commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (ALFOST), a fait reconnaître comme nouveau commandant de l’Escadrille des Sous-marins Nucléaires Lanceur d’Engins (ESNLE) le capitaine de vaisseau Fabrice d’Ornano (23 665 heures de plongée à son actif). Il remplace le capitaine de vaisseau Fabrice Legrand qui prend ses fonctions de chef d’état-major à l’Etat-Major de la force océanique stratégique et des forces sous-marines (EMALFOST). L’Escadrille des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins est basée à Brest. Elle regroupe en son sein les quatre SNLE et a pour mission de mettre à la disposition d’ALFOST des SNLE disponibles en termes de matériel et de personnel.

© Marine nationale

France

Dans le cadre de la qualification progressive des capacités du NH90 Caïman, le CEPA/10S a effectué des premiers essais de tirs de torpilles MU90 en Méditerranée. Cette campagne a permis de tirer deux torpilles en vol stationnaire et en translation. Ces tirs entrent dans le cadre de l’expérimentation technico-opérationnelle qui vise à vérifier la conformité du système d’armes, ainsi qu’à définir les doctrines d’emploi de l’arme. Le NH90 Caïman pourra emporter deux torpilles pour les missions de lutte sous la mer. Pour les missions de lutte antisurface (ASF), l’appareil mettra en œuvre le futur missile antinavire léger (ANL ou FASGW ), actuellement en développement chez le missilier européen MBDA. Pour rappel, le Caïman est mis en œuvre au sein des flottilles 31F et 33F. A ce jour, le parc est constitué de neuf appareils, et trois autres seront livrés cette année.

Royaume-Uni

Le ministère britannique de la Défense (MoD) a notifié à Thales un contrat de soutien sur 5 ans portant sur les sonars de coque 2050 des treize frégates du type 23 de la Royal Navy. Si Thales a développé et réalisé ces équipements, c’est le groupe BAE Systems qui en assurait jusqu’ici le soutien et la maintenance. L’électronicien français s’est imposé en proposant une solution innovante qui permet de réduire les coûts de soutien et d’améliorer la disponibilité des équipements. L’industriel assurera ainsi des interventions dans le monde entier (soutien en cale sèche et en mer), et fournira également des équipements de diagnostic et des bancs de tests.
L’équipement 2050 est un sonar de coque actif à moyenne portée, qui offre des capacités de détection passive à très basses fréquences. L’équipement est complété – sur huit frégates type 23 – par un sonar remorqué 2087 (famille Captas 4) capable de détecter et de traquer des bâtiments sur des longues portées.

Italie

La société française McPhy Energy confirme sa croissance avec ses solutions de production d’hydrogène par électrolyse et stockage solide par hydrure de magnésium. Le groupe Fincantieri a passé commande à la société drômoise pour équiper deux sous-marins classiques U-212 destinés à la Marine italienne. L’électrolyse est un procédé qui utilise l’eau comme matière première pour produire de l’hydrogène et de l’oxygène gazeux grâce à un courant électrique. Cette technique est une réponse très pertinente pour les sous-marins à propulsion AIP utilisant des pilles à combustibles alimentées en hydrogène. De plus, le stockage d’hydrogène solide à basse pression (brevet McPhy) améliore radicalement la sécurité à bord du bâtiment par rapport à des solutions haute pression ( >200 bars) ou cryogénique.

Malaisie

Dans le cadre du programme d’acquisition de corvettes Gowind par la Marine malaisienne, Thales a reçu un contrat ferme pour la fourniture de six sonars remorqués CAPTAS 2. Le contrat a été conclu avec l’équipementier malaisien Contraves Advanced Devices, chargé de fournir les systèmes électroniques qui embarqueront sur les Gowind. Pour rappel, DCNS va livrer six unités de ce type qui seront construites en Malaisie par le chantier Boustead Naval Shipyard. La livraison à la marine malaisienne de la tête de série étant prévue en 2017. Ces navires spécialisés dans le combat littoral seront armés de missiles Exocet et de missiles surface-air Mica. Il est à noter que DCNS et Thales sont en charge de la formation des marins malaisiens sur le système de combat.

Israël

Selon une déclaration d’un officier israélien relayée dans la presse israélienne, les sous-marins israéliens ont fortement augmenté leur présence en mer au cours de l’année 2013. Les sous-marins Dolphin (Type U212) ont consacré près de 60% de leur période en mer à des déploiements opérationnels. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport à la période 2011-2012, où les bateaux ont passé 36% de leur temps en mission opérationnelle. Des déploiements, de plusieurs semaines, qui se sont concentrés principalement au large du Liban, de la Syrie et de l’Iran. Pour rappel, la marine prendra livraison cette année de deux nouvelles unités – les INS Tanin et INS Ravav – produites par les chantiers allemands HDW. Un contrat de 1, 27 milliards de dollars conclu en 2006, et dont un tiers du montant a été financé par le gouvernement allemand.

Australie

La division Défense et Sécurité du suédois Saab a signé un contrat avec Australian Submarine Corporation (ASC) pour la modernisation du système de contrôle et de management ISCMMS des six sous-marins de la classe Collins de la marine australienne. Malgré quelques déboires avec sa sous-marinade, la Marine australienne continue à moderniser ses unités. Elle a même envisagée d’équiper chaque sous-marin Collins d’un système anaérobie (AIP). Cependant, le ministère de la Défense australien a engagé en 2013 des pourparlers avec le Japon en vue d’une possible acquisition de sous-marin à propulsion anaérobie de la classe Soryu (moteur suédois Stirling). Si ce projet aboutit, un accord de transfert de technologies devra être confirmé. Une première puisque le Japon ne partage jamais sa technologie militaire avec un autre pays autre que les Etats-Unis.

Australie

Le gouvernement australien confirme l’achat de huit P-8A Poseidon de patrouille maritime auprès de Boeing. Un contrat estimé à environ 3,3 milliards de dollars américains. Un premier appareil sera livré dès 2017, et les huit Poseidon seront tous opérationnels d’ici 2021. Boeing indique que l’Australie a mis une option pour l’achat de quatre avions supplémentaires. Les nouveaux appareils seront exploités par la RAAF sur la base aérienne d’Edinburgh et remplaceront les actuels AP-3C Orion. Notons que l’industrie de défense australienne est impliquée dans le programme Poseidon depuis 2009. Elle participe notamment au développement des logiciels du système de détection acoustique dans la missions de lutte anti-sous-marine.

Etats-Unis

Selon une dernière étude du Bulletin of Atomic Scientists, 60% des patrouilles effectuées par les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’US Navy ont eu lieu dans la région Asie-Pacifique, notamment en Chine, Corée du Nord et Russie. Preuve que la réorientation des priorités stratégiques américaines se fait en Asie. La marine américaine exploite aujourd’hui 14 sous-marins de la classe Ohio (8 basés dans le Pacifique et 6 en Atlantique), tous équipés du missile Trident II D5. Chaque bâtiment effectue 2,5 patrouille par an, (contre 3,5 il y a dix ans) avec une durée moyenne par patrouille de 70 jours. Rappelons que les Ohio seront remplacés à partir de 2031 par de nouveaux SNLE dans le cadre du programme SSBNX (budget de 100 milliards de dollars pour 12 unités). Ils seront équipés de la nouvelle version Trident II D5LE (Life-Extended).

Russie

Deux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins relevant du projet 955A Borey seront construits au chantier Sevmash à partir de 2014, a annoncé l’agence RIA Novosti. Ils seront les cinquième et sixième bâtiments de la classe Borey. Ces nouveaux SNLE de 170 mètres de long sont équipés d’un réacteur à eau pressurisée de nouvelle génération KTP-6-85, qui remplace le modèle OK-650V. Ils déplacent 17 000 tonnes et sont capables d’atteindre la vitesse de 26 nœuds en plongée. Ils devraient emporter vingt missiles balistiques, alors que les premières unités disposent que de seize armes. La classe Borey vise à remplacer les sous-marins de la classe Kalmar (désignation Otan Delta III) et Akula (désignation Otan Typhoon), construits respectivement entre 1976 et 1981, et 1981 et 1999.

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