Royaume-Uni

Le MoD, ministère de la défense britannique, confirme son plan de regroupement de la force sous-marine de la Royal Navy sur la base navale de Clyde (constituée en fait des bases de Faslane et de Coulport), en Écosse. Ainsi, deux sous-marins nucléaires d’attaque de la classe Trafalgar quitteront la base navale de Devonport (Devon) pour rejoindre la base de Clyde. Ce changement géographique sera effectif d’ici 2020, et concerne le HMS Talent et le HMS Triomphe. Quant aux deux autres bâtiments de la classe Trafalgar – le HMS Torbay et le HMS Trenchant – ils resteront à Devonport jusqu’à leurs retraits respectifs du service actif en 2017 et 2019. Il faut rappeler que la base de Clyde abrite les quatre SNLE de type Vanguard et une quinzaine de bâtiments de surface, ainsi que des commandos marine.

© Royal Navy

Espagne

L’équipementier Indra remporte un contrat de 10 millions d’euros auprès du chantier naval sud-coréen DSME pour la fourniture de systèmes RESM (Radar Electronic Support Measurement) destinés à équiper les nouveaux sous-marins de type U 214 de la marine sud-coréenne. Le contrat concerne la livraison du système PEGASO qui intègre un système de détection électromagnétique (radio et radar) permettant de détecter et d’écouter les moyens électroniques de l’adversaire.
Celui dernier a été également commandé en février 2013 par la marine indonésienne pour équiper ses sous-marins de type 209. Acteur très dynamique dans l’électronique de défense, Indra a investi en trois ans 570 millions d’euros en R&D.

Pays-Bas

Dans le cadre d’un futur programme de remplacement des sous-marins de la classe Walrus, le groupe néerlandais Damen et le suédois Saab ont annoncé leur alliance. Dans un communiqué officiel, il est indiqué que cette coopération permettrait également d’explorer de nouveaux marchés à l’international. Ainsi, les deux industriels pourraient proposer un sous-marin conventionnel dérivé du programme A 26 qui prévoit la livraison à la marine suédoise de deux unités en 2020. Le projet de construire de nouveaux sous-marins aux Pays-Bas a suscité de nombreux débats, compte tenu des coupes budgétaires dans la marine. En attendant des jours meilleurs pour lancer un tel programme, le gouvernement néerlandais a donné son feu vert pour moderniser les quatre Walrus. Cette mise à niveau devrait permettre aux sous-marins Walrus de rester opérationnels jusqu’à l’horizon 2025.

Norvège

Le ministère de la Défense norvégien étudie différentes options pour remplacer ses sous-marins de la classe Ula (type 210 allemand). Mis en service entre 1989 et 1992 et conçus pour une durée de vie de 30 ans, les six sous-marins devraient être retirés de la flotte à l’horizon 2020. La Norvège est l’un des rares pays européens à bénéficier d’un budget militaire en croissance. Dans ce contexte, le pays pourrait accroître, de façon significative, les capacités opérationnelles de sa flotte sous-marine en adoptant un nouveau bâtiment à propulsion AIP (Air Independent Propulsion). En attendant, le système d’armes de la classe Ula sera modernisé, en vue de prolonger le service opérationnel de ces sous-marins de cinq ans. Pour mémoire, le gouvernement norvégien avait annoncé, en 2002, son retrait du projet Viking, qui préconisait l’étude, en commun avec la Suède et le Danemark, d’une nouvelle génération de sous-marins.

Danemark

La société Terma va équiper les vingt hélicoptères de lutte anti-sous-marine NH 90 hollandais avec le pod MASE (Modular Aircraft Survivability). Ce système intègre la dernière version de l’équipement de guerre électronique ALQ-213, composé d’un avertisseur de menace missile et d’un lance-leurres. De technologie numérique, il permet de couvrir l’ensemble des menaces (radar, missile et laser). Le lance-leurres est qualifié avec des munitions au standard Otan et offre une mixité entre des cartouches infrarouges et électromagnétiques. Développé en 2003, le MASE équipe déjà plusieurs hélicoptères militaires en service dans l’Otan et dans le reste du monde : EH 101, AS 552 Cougar, CH 47F Chinook et AS 550 Fennec.

Canada

La Defense Security Cooperation Agency (DSCA), qui est l’agence américaine chargée des transferts de matériels de défense, a approuvé, via le Congrès, la modernisation de torpilles lourdes filoguidées Mk 48 pour le Canada. Le contrat de 41 millions de dollars concerne la vente de douze kits pour la mise à niveau de torpilles Mk 48 du Mod 4 au Mod 7 CBASS (Common Broadband Advanced Sonar System), des équipements associés et la formation du personnel ainsi que le soutien logistique. Produite par Lockheed Martin Sippican, la Mk 48 Mod 7 est la torpille la plus perfectionnée de l’US Navy. Elle permet d’accroître l’étendue opérationnelle aussi bien dans les zones littorales qu’en pleine mer. Cette version a la capacité d’émettre et de recevoir sur une large bande de fréquence, et elle dispose d’un traitement numérique du signal très perfectionné. La conception évolutive et la nature modulaire de la Mk 48 rend la mise à niveau des versions antérieures relativement simple. À ce jour, le Canada est équipé de Mk 48 Mod 4/4M et de Mk 46 Mod 5A (SW).

Chine

Alors qu’un sous-marin de type 039 avait fait une escale remarquée dans le port de Colombo au Sri Lanka en novembre dernier, un SNA de type 091 (classe Han) chinois a opéré en océan Indien au mois de décembre. D’après la presse indienne, le sous-marin nucléaire d’attaque aurait été détecté par un drone américain au large du Yémen. Pour les autorités chinoises, cette présence s’explique du fait que la marine chinoise participe, au même titre que les marines occidentales, aux opérations de lutte contre la piraterie, notamment au large de la Somalie. Selon les spécialistes, ces sous-marins sont rattachés à la Flotte du Sud, la plus puissante des flottes chinoises, tournée vers la mer de Chine méridionale et orientée vers des missions lointaines pour la défense des approches des voies de communication maritimes du pays.

Vietnam

La Russie a livré, fin janvier, le troisième sous-marin Kilo (Projet 636), le HQ-184 Haiphong, au Vietnam. Transporté par le navire spécialisé néerlandais Rolldock Star, le sous-marin aura mis 44 jours pour effectuer le trajet Saint-Pétersbourg – Cam Ranh. La Marine populaire vietnamienne (MPV) continue sa montée en puissance avec la livraison prochaine d’un quatrième sous-marin – actuellement en cours d’essais en mer Baltique – et la construction de deux autres unités par les chantiers russes. Le système d’armes des sous-marins vietnamiens reprend en majeure partie les systèmes qui équipent les Kilo (missile Club-S notamment) de la marine russe. Au-delà de cette coopération russo-vietnamienne, les vietnamiens s’appuient également sur les indiens pour former leurs sous-mariniers. L’Inde entend aussi vendre son missile de croisière supersonique BrahMos à la marine vietnamienne.

Inde

Le département optronique (ex-Carl Zeiss) d’Airbus Defence and Space et le ministère indien de la défense ont signé un contrat de 13 millions d’euros portant sur la création d’un centre de maintenance de périscope à Delhi. Ce site industriel, dont la construction doit être achevée en septembre 2016, assurera la maintenance et la réparation de tous les périscopes et mâts optroniques des sous-marins de marine indienne. Pour assurer le maintien en condition opérationnelle de ces équipements, Airbus Defence s’est engagé à former en Allemagne les techniciens de la marine indienne. À ce jour, le groupe a produit et livré plus de 3 000 périscopes (gamme Sero 250 notamment) et systèmes de mâts optroniques, à 21 forces navales dans le monde.

Inde

Atlas Elektronik et le ministère indien de la Défense ont signé un contrat pour la livraison de six systèmes de sonar actif remorqué ACTAS pour la marine indienne. Le montant total de la commande avoisine les 40 millions d’euros. Un premier sonar remorqué sera livré en 2016.
Ce sonar remorqué de dernière génération basse fréquence est capable de surveiller l’espace sous-marin à des distances supérieures à 60 kilomètres.
L’ACTAS est en mesure de localiser et de suivre des navires de surface. Il peut également faire simultanément de la détection sous-marine et de surface dans une même zone de recherche. Ce sonar remorqué de dernière génération est destiné à équiper notamment les petits navires de surface dont la mission principale est la lutte sous-marine dans les eaux littorales et peu profondes.

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