France

Le propulseur sous-marin de troisième génération (PSM3G) mis en œuvre à partir d’un sous-marin nucléaire d’attaque type Suffren (programme Barracuda) est en cours d’acquisition et de construction. Développé et produit par ECA Group, le nouveau vecteur destiné aux forces spéciales de la Marine (commando Hubert) achève à présent sa mise au point. Deux vecteurs devraient être livrés à la Marine nationale au cours de cette année. Le PSM3G pourra être mis en œuvre depuis un SNA en plongée par l’intermédiaire du hangar de pont DDS (Dry Deck Shelter). Plusieurs nageurs de combat avec leur équipement associé pourront prendre place à bord.

© Marine nationale

France

Huitième frégate FREMM anti-sous-marine construite à Lorient et sixième de la série commandée par la DGA pour la Marine nationale, la FREMM Normandie est sortie de la forme de construction le 1er février 2018. Naval Group souligne que le bâtiment a été assemblé en temps et en heure : 12,5 mois à peine se sont écoulés depuis la mise sur cale du premier bloc. C’est à l’automne que la Normandie sortira du bassin pour réaliser ses premiers essais à la mer avant sa livraison à la Marine prévue à l’été 2019. La FREMM Bretagne, mise à l’eau en septembre 2016, doit rejoindre Brest, où elle sera basée, au cours du deuxième trimestre 2018. Quant aux deux dernières frégates (Alsace et Lorraine), elles seront remises à la Marine avant fin 2022. Elles seront dotées de capacités de défense aériennes renforcées.

© Naval Group

France

La Direction générale de l’armement (DGA) a notifié à Thales un contrat de 42 mois pour la conduite d’un ensemble d’études et de développements technologiques dans le cadre de la préparation du système de sonar du futur sous-marin nucléaire lanceur d’engins de troisième génération (SNLE 3G).
Ces développements, qui tiennent compte des menaces présentes et de leur évolution future, amèneront Thales à achever la conception et la qualification d’un très large système antennaire et des capacités de traitement associées. Ce nouveau programme de recherche et développement, qui s’appuie sur le résultat d’études lancées lors des deux précédentes lois de programmation militaire, permettra d’achever la validation des antennes de flanc de quatrième génération, de développer un nouvel intercepteur sonar, ainsi qu’une antenne d’étrave et une antenne linéaire remorquée à technologie optique (ALRO).

© Monot/Marine nationale

Pays-Bas

Le système intégré de navigation inertielle de Safran Electronics & Defense (incluant les centrales de navigation inertielle Sigma 40 et les calculateurs associés) a été sélectionné dans le cadre du programme de modernisation des quatre sous-marins de classe Walrus (en service depuis 1990) de la marine des Pays-Bas. Faisant appel au gyrolaser, ce système recourt à des technologies optiques d’une précision nanométrique. À la fois centrale de cap et d’attitude et système de navigation inertielle, Sigma 40 fournit l’ensemble des données indispensables à la navigation du sous-marin : cap, roulis et tangage, vitesses angulaires, position et pilonnement, vitesses et accélérations verticales/horizontales. La Sigma 40 est aujourd’hui la centrale de navigation inertielle la plus vendue au monde. Plus de 80 sous-marins de 14 classes différentes, dont la classe Barracuda, en sont équipés.

© Netherlands Navy

Suède

La Suède et la Finlande ont signé deux accords de coopération dans le domaine des torpilles. L’un concerne le développement et l’achat du nouveau système suédois de torpilles légères Torpedsystem 47 et l’autre la location de la torpille légère Torpedos 45 à la marine finlandaise. Cette dernière équipera, dès l’automne 2019, le bâtiment de surface FNS Tornio.
Les eaux peu profondes de la mer Baltique sont quelque chose que la Suède et la Finlande ont en commun. Dans le domaine de la lutte sous la mer, la Suède, grand allié de la Finlande, est le spécialiste mondial des torpilles conçues pour les environnements acoustiques saturés, à l’exemple des petits fonds de la Baltique. La nouvelle Torpedsystem 47, un engin de 2,85 m de long et pesant 340 kg, sera capable d’engager, à une vitesse de 75 km/h, une cible à plus de 20 km. Elle disposera d’une tête active-passive et de capacités de résistance aux contre-mesures particulièrement importantes. Elle sera opérationnelle à bord des corvettes et des sous-marins à partir de 2023.

© Saab

États-Unis

L’US Navy va évaluer, dès cet été, le système d’entraînement à la guerre anti-sous-marine AUV62-AT (Acoustic Target) produit par Saab. Conçu à partir de la torpille légère T62, l’ensemble AUV62-AT permet à une marine de former des opérateurs à la surveillance sous-marine, à la détection, à l’identification et à l’engagement des cibles. L’industriel suédois souligne que l’AUV62-AT est en mesure d’imiter un sous-marin (classique ou nucléaire) d’une manière compatible avec n’importe quel système de torpille et sonar actif/passif actuellement en service. L’engin peut atteindre la vitesse de 12 nœuds en plongée et évoluer jusqu’à 300 m de profondeur. L’AUV62-AT peut être lancé à partir d’un navire de surface, d’un sous-marin ou du rivage. Le système a été adopté par plusieurs marines.

© Saab

Pologne

La Marine polonaise a lancé le projet d’acquisition de nouveaux sous-marins dans le cadre du programme Orka en remplacement des quatre unités de la classe Kobben. Trois sous-marins diesel-électrique seront acquis pour un montant de 2,2 à 2,9 milliards de dollars avec une option pour un bateau supplémentaire. L’entrée en service du premier sous-marin est attendu à l’horizon de 2024-2026. Le sous-marin doit être équipé de missiles de croisière anti-navires.
Le sous-marin diesel-électrique Scorpène de Naval Group armé des missiles de croisière, le Type-212 de ThyssenKrupp Marine Systems et l’A26 de Saab Kockums, sont en compétition dans l’appel d’offre. Outre les capacités opérationnelles, la sélection sera faite par rapport au niveau de transfert des technologies et du volume d’implication de l’industrie polonaise.

© Marine Polonaise

Inde

La marine indienne a admis au service actif le sous-marin Kalvari. Ce dernier est le premier des six sous-marins Scorpène totalement construit par le chantier naval indien MDL dans le cadre d’un transfert de technologie avec Naval Group. Ce premier Scorpène a été mis à flot le 27 octobre 2015.
Il a ensuite débuté ses essais en mer en 2016. Il a réussi avec succès un tir de missile antinavire SM39 Exocet et un tir de torpille lourde, le rendant apte au combat. Le Khanderi, deuxième sous-marin de la série, a été mis à flot à Mumbai le 12 janvier 2017 et réalise actuellement plusieurs séries d’essais en mer. Les autres sous-marins sont à différents stades de construction et seront livrés à raison d’un navire tous les douze mois.

© Indian Navy

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