France

Rendez-vous biennal qui bénéficie d’une véritable référence au plan international, Euronaval est le leader mondial des salons de l’industrie de défense navale. Avec 96 délégations officielles de 67 pays, 370 exposants et 30 458 visiteurs de 115 pays en 2012, Euronaval est le rendez-vous incontournable pour les professionnels de la Défense et de la sécurité maritime .Il s’adresse aux décideurs étatiques et gouvernementaux auxquels sont présentés une offre internationale de solutions militaires dont celles de la France. Vitrine d’un secteur dynamique et innovant, l’édition 2014 du salon Euronaval sera organisée du 27 au 31 octobre, à Paris Le Bourget. Ce salon est un rendez-vous de benchmarket de Business to Business multi-pays entre PME-ETI, maîtres d’œuvre et utilisateurs finaux.
Pour le Gican qui organise le salon, la défense navale reste encore dynamique malgré le climat d’incertitudes budgétaires et capacitaires des grandes marines militaires. Les équipements navals occupent encore une part importante des activités des grandes sociétés françaises et internationales.
Pour toute information, consulter : www.euronaval.fr

© DCNS

France

Sagem (Safran) a signé avec le chantier naval sud-coréen Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering (DSME) un contrat portant sur la maîtrise d’œuvre du système de navigation intégré des trois futurs sous-marins océaniques de 1 400 tonnes destinés à la marine indonésienne. Commandé en 2012 par l’Indonésie, ces trois bâtiments, qui seront livrés entre 2015 et 2018, constituent les premiers sous-marins océaniques de conception sud-coréenne vendus à l’international. De technologie laser, le système de navigation de Sagem (NAVS) se compose de deux centrales inertielles Sigma 40XP, d’un calculateur et de logiciels de navigation. Notez que la DAPA a confié à Sagem la modernisation du système de navigation des sous-marins de la marine sud-coréenne KSS-1 Chang Bogo (Type 209/1200), plusieurs unités ainsi modernisées étant déjà opérationnels. A ce jour, la centrale inertielle Sigma 40 équipe plus de 60 sous-marins de quatorze classes différentes, notamment la famille Scorpène.

France

La loi de programmation militaire 2014-2019 confirme que le programme Barracuda devrait connaître un étalement avec un premier bâtiment livré et admis au service actif d’ici 2019. La cible de six nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque du type Barracuda (classe Suffren) est maintenue afin de remplacer nombre pour nombre les SNA du type Rubis actuellement en service dans la Marine nationale. La DGA a confirmé qu’un sous-marin sera livré tous les deux ans et demi en moyenne. L’achèvement du programme Barracuda sera repoussé de deux ans, de 2027 à 2029, estime DCNS. Ce glissement aura peu d’impact sur l’organisation industrielle pour le groupe naval et les sous-traitants sur l’ensemble des sites. Rappelons que les Barracuda présenteront des capacités multi-rôles, mettant en œuvre notamment, outre des capacités de renseignement, la nouvelle torpille lourde F21, le missile de croisière naval (MdCN) et, ponctuellement, des nageurs de combats.

Royaume-Uni

Le groupe de défense BAE Systems a annoncé son intention de supprimer 1 775 emplois dans ses quatre chantiers navals en Grande-Bretagne d’ici 2016 après être parvenu à un accord avec le MoD, le ministère de la Défense. Les premiers sites touchés par ces mesures sont Portsmouth et Filton. Le groupe a précisé que la construction navale à Portsmouth sera arrêtée au second semestre de 2014.
Malgré que le MoD ait conclu avec BAE Systems un contrat de 1,5 milliards d’euros pour la livraison d’un quatrième sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Astute, la réduction des budgets de la Défense britannique a impacté sensiblement la situation économique du groupe. Notez aussi que l’avenir de la dissuasion nucléaire britannique fait débat dans la classe politique. Les libéraux-démocrates proposent d’étudier la réduction à trois sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de la classe HMS Vanguard. La force de dissuasion se compose aujourd’hui de quatre bâtiments de ce type.

Allemagne

Depuis quelques mois, les plongeurs de la marine allemande suivent une formation dans l’emploi du système Cerberus Mod2 DDS (Diver Detection Sonar) dans le cadre du programme des nouvelles frégates F125 (classe Baden-Württemberg). La formation des plongeurs s’effectue au sein du Centre technique de l’armement naval WTD 71 à Eckernförde, sur les rives de la mer Baltique.
La Bundesmarine a fait l’acquisition de cinq DDS pour les quatre nouvelles frégates et un réservé pour l’entraînement. Le Baden-Württemberg prendra livraison de son DDS au cours du premier semestre 2014. La frégate doit entrer en service en 2016. Conçu par Atlas Elektronik UK, le système DDS est capable de détecter (fréquences 70kHz-130kHz) des plongeurs ou un drone sous-marin sur une distance supérieure à 900 m. Il est destiné à la protection rapprochée des bâtiments militaires.

Espagne

Le groupe naval Navantia fait appel à l’américain Electric Boat (filiale de General Dynamics) pour trouver des solutions techniques concernant les problèmes de masse trop importante sur son programme de sous-marin S-80. Suite à des défauts d’ingénierie, il a été constaté un important écart de masse de 75 tonnes, rendant incapable au sous-marin de refaire surface après avoir effectué une plongée. La solution consisterait de rallonger le bâtiment avec un tronçon de 5 mètres pour retrouver la flottabilité qui fait actuellement défaut. Cette opération délicate et coûteuse sera faite pour le premier sous-marin de la série (S-81), qui était en phase d’achèvement. Navantia espère pouvoir régler ce problème rapidement sachant que le programme S-80 a de sérieuses ambitions à l’international. Pour mémoire, Electric Boat avait déjà apporté une précieuse aide technique sur la construction des sous-marins nucléaires d’attaque de type Astute de la Royal Navy.

Roumanie

L’hélicoptériste roumain IAR Brasov a choisi Thales pour la fourniture de systèmes de traitement de bouées acoustiques TMS 2000 destinés aux IAR-330 Puma de la marine roumaine spécialisés dans les missions de détection anti-sous-marine en mer Noire. Le TMS 2000 est un système de détection ASM qui est rapidement mis en œuvre car il nécessite peu de modifications de l’aéronef. A partir d’un avion ou d’un hélicoptère, des bouées acoustiques sont lancées à la mer et renvoient des signaux de détection acoustique par voie VHF. A bord de l’appareil, un récepteur VHF reçoit les données et traite les signaux en temps réel. Le TMS 2000 est l’un des systèmes les plus aboutis du marché et qui équipe notamment les nouveaux hélicoptères NH90 des marines françaises, norvégiennes et suédoises, ainsi que les EH101 de la Royal Navy.

Etats-Unis

Le onzième sous-marin nucléaire d’attaque du type Virginia, l’USS North Dakota, a été baptisé en novembre dernier au chantier General Dynamics Electric Boat de Groton, dans l’Etat du Connecticut. Mis sur cale en mai 2012 et construit en cinq ans, l’USS North Dakota (SSN 784) doit être réceptionné au premier trimestre 2014 par la marine américaine. Il est le premier au standard Block III. A ce jour, dix bâtiments sont en service, dont la tête de série l’USS Virginia, a été réceptionné en octobre 2004. L’US Navy en attend huit autres qui seront livrés d’ici 2020. Le programme Virginia qui compte un total de 30 unités, vise à remplacer la classe Los Angeles. Représentant les sous-marins d’attaque les plus modernes de la composante sous-marine américaine, les Virginia marquent un saut technologique majeur en termes de discrétion acoustique et de détection en zone littorale. D’un déplacement de plus 7 800 tonnes en plongée, le sous-marin dispose de quatre tubes lance-torpilles et de douze tubes pour missiles Tomahawk.

Etats-Unis

Dans le cadre du retrait programmé des quatre sous-marins nucléaires lance-missiles de croisière SSGN de la classe Ohio (Ohio, Michigan, Florida, Georgia) à compter de 2026, l’US Navy souhaite augmenter sensiblement la capacité d’emport en missiles de croisière Raytheon UGM-109 Tomahawk de ses sous-marins nucléaires de la classe Virginia, dont dix exemplaires (série Block II) sont actuellement en service. Les SNA Virginia doivent être construits à trente exemplaires chez les chantiers General Dynamic et Huntington Ingalls Industries. Ils sont optimisés pour les attaques contre la terre et la guerre littorale. Pour rappel, 184 missiles Tomahawk Block IV américains et 7 britanniques – portée effective comprise entre 1 250 et 2 500 km selon les versions – ont été tirés en 2011 dans les premiers jours de l’intervention de l’Otan en Libye.

Brésil

La version sous-marine du nouveau système anti-torpilles Contralto-S a été sélectionnée par la marine brésilienne pour équiper ses quatre sous-marins Scorpène. Développé par DCNS, Contralto-S vise à déjouer les attaques des torpilles les plus modernes. Basé sur le concept de confusion-dilution, il permet de saturer le système de traitement acoustique de la torpille en larguant, via des tubes d’éjection compacts, des contre-mesures Canto-S large bande générant de multiples fausses cibles acoustiques. Intégré au système de combat CMS du sous-marin porteur, Contralto-S propose les tirs de salves de leurres vis-à-vis des menaces et les manoeuvres évasives les plus adaptées à la situation tactique du moment. Le système anti-torpilles équipera également les SNA et SNLE de la Marine nationale (programme Némésis). Ces derniers étant pourvu actuellement du système DILSAT. On notera que DCNS propose une version pour les unités de surface (Contralto-V). Un premier contrat devait se réaliser pour équiper les Fremm françaises.

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