France

Sagem (groupe Safran) a remporté son premier contrat pour le mât MOV qui a été retenu par le chantier sud-coréen DSME pour équiper les futurs sous-marins du type KSS-III (Jangbogo III). Deux sous-marins océaniques de 3 000 tonnes seront livrés à la marine sud-coréenne (RoKN) à partir de 2018. Le mât optronique de veille (MOV) est un nouveau mât optronique, dérivé des mâts de la série 30 qui équipent les Scorpène. Il se caractérise par une haute densité de capteurs dans un volume réduit identique à celui d’un périscope mono-capteur. Conçu selon l’architecture des mâts non pénétrants dans la coque épaisse, le MOV intègre quatre caméras TV/IR à haute résolution, un dispositif de surveillance panoramique et des antennes de renseignement d’origine électromagnétique, de communication infrarouge et GPS. Très discret en termes de furtivité radar, le MOV, par sa modularité, peut s’intégrer à tout système de combat.

© DCNS

France

La société française d’ingénierie Subsea Tech, spécialisée dans les technologies marines et sous-marines a reçu au salon Euronaval, le Trophée de l’Innovation. Représentée par Yves Chadard, Président de Subsea Tech, la PME a été récompensée pour le projet CAT-Surveyor, un système de drone de surface autonome pour la détection et la classification automatique de cibles sous-marines en zone portuaire, côtière et eaux intérieures. De type drone catamaran, le CAT-Surveyor peut intégrer différents capteurs tels que caméras acoustiques, sonars ou échosondeurs. L’entreprise marseillaise est devenue en cinq ans un des trois premiers fabricants mondiaux de mini ROV, tout en gardant une forte activité de R&D et de projets spéciaux afin de développer de nouveaux produits, notamment dans les domaines de la sûreté portuaire et de la surveillance des infrastructures pétrolières sous-marines.

Portugal

La marine portugaise (Marinha Portuguesa) est en phase de finalisation pour l’intégration du missile UGM 84 Sub-Harpoon Block II sur ses deux sous-marins du type 209PN (NRP Tridente et NRP Arpão). Les bâtiments seront opérationnels au début de l’année 2015. Pour mener à bien ce programme, la marine portugaise avait, dès 2012, procédé à des essais de tir de capsule du missile Sub-Harpoon au sein des installations de l’US Navy de la base sous-marine de New London (Groton, Connecticut). Ces tirs avaient également permis de qualifier le missile avec le système de conduite de tir Advanced Harpoon Weapon Control System (AHWCS) de Boeing installé à bord du sous-marin.
Le Sub-Harpoon est un missile antinavire à changement de milieu placé dans un conteneur ayant la forme d’une torpille de 533 mm. La version Block II offre une enveloppe d’engagement élargie, des contre-mesures améliorées ainsi qu’un nouveau système de guidage qui intègre, entre autres, un GPS et une centrale inertielle dérivée de la bombe guidée JDAM. Le missile est en mesure de frapper des cibles à 150 km, dont des objectifs terrestres situés sur la frange littorale.

Espagne

L’industriel Navantia a déclaré avoir résolu à présent les problèmes d’excès de poids dans la conception et la construction de son sous-marin S¬80. Les causes seraient dues à des erreurs de calcul.
À la suite de cette annonce, le secrétaire d’État à la Défense espagnol confirme la livraison du premier sous-marin (Isaac Peral S-81) en 2018 à l’Armada Espanola. Actuellement, Navantia construit quatre sous-marins dans ses chantiers à Carthagène. L’une des caractéristiques spécifiques des S¬80 sera d’être équipés d’un système de propulsion anaérobie (système AIP de 300 kW) conçu par Hamilton Sundstrand et Hyndergreen, basé sur des piles à combustibles utilisant de l’hydrogène et de l’oxygène. Air Liquide Advanced Technologies est l’un des rares industriels français à participer au programme. Le français a été retenu pour le développement et la fourniture des quatre stockages d’oxygène cryogénique destinés à l’alimentation de l’AIP et à l’air respirable du S¬80. Il s’agit du plus gros composant intégré en un seul bloc à bord du sous-marin et de l’un des plus importants réservoirs cryogéniques jamais embarqués au monde.

Grèce

Le premier sous-marin de type 214/1700 construit sous licence par le chantier grec Hellenic Shipyard (HSY) de Skaramanga, deuxième de la série, a été mis à l’eau en octobre dernier. Le Pipinos (S¬121), qui a été lancé, est terminé à 80 % et sera livré en 2015 à la marine hellénique. Selon un communiqué officiel, deux autres sous-marins (Matrozos S¬122 et Katsonis S¬123) seront complètement achevés d’ici la fin de l’année 2016. Le Pipinos embarque un système de propulsion anaérobie Siemens PEM qui lui permet de rester en immersion durant 15 jours. Il intègre le système de combat ISUS 90 et une liaison de données fournie par BAE Systems. Pour rappel, le gouvernement grec avait passé entre 2000 et 2002 une commande de 3,5 milliards d’euros auprès de l’allemand HDW (ThyssenKrupp) pour quatre sous-marins de type 214 et la rénovation de deux anciens sous-marins de type 209. L’opération avait été bloquée dès 2006 par Athènes qui estimait défectueux le premier sous-marin de la série, le Papanikolis.

États-Unis

La présence de femmes à bord des sous-marins de l’US Navy depuis 2011 a démontré qu’elles pouvaient cohabiter avec leurs camarades masculins dans des espaces restreints. À ce jour, près de 60 femmes servent dans la composante sous-marine nucléaire de l’US Navy. Elles sont affectées sur quinze bâtiments appartenant principalement à la classe Virginia. Pour accueillir ces femmes, les sous-marins sont aménagés au fur et à mesure de leurs arrêts techniques. Fort de ce constat, l’état-major a décidé d’ouvrir l’accès aux bateaux noirs au personnel féminin non officier à compter de janvier 2015 et la première d’entre elles embarquera sur un SNLE de la classe Ohio en 2016.
Pour rappel, certains pays comme l’Australie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Norvège ou la Suède (depuis 1989) autorisent les femmes à servir à bord des sous-marins. En France, trois femmes officiers entreront en formation en 2015, pour partir en patrouille sur SNLE dès 2017.

Canada

Le sous-marin canadien NCSM Chicoutimi a entamé ses essais d’acceptation à l’issue de son grand carénage, 10 ans après son terrible incendie. Le 5 octobre 2004, le bateau connut un incendie majeur au large des côtes d’Irlande alors qu’il effectuait sa traversée inaugurale entre l’Écosse et la base navale d’Halifax sur la côte est canadienne. Un officier perdit la vie dans ce sinistre qui causa des dégâts de plusieurs millions de dollars. Jusqu’en avril 2009, le sous-marin fut mis en réserve dans l’attente d’une réparation. Il fut ensuite transféré vers Esquimault à bord d’un navire civil pour y être remis en état et bénéficier d’une refonte dite de « canadisation », un programme de 250 millions de dollars destiné à intégrer un système d’armes de quatrième génération. Le Chicoutimi est l’un des quatre sous-marins de la classe Upholder, lancés par la Grande-Bretagne au début des années 1990, et qui ont été désarmés dès 1994. Le Canada les a rachetés en 1998 pour 750 millions de dollars.

Indonésie

Le gouvernement indonésien a donné son feu vert pour l’achat de onze Airbus Helicopter AS565 Panther en version de lutte anti-sous-marine. Les premières livraisons débuteront dès 2015. L’AS565 était en concurrence avec le Super Lynx 300 produit par AgustaWestland. La version retenue par l’Indonésie comprend un système actif de sonar trempé Helras de L3 Ocean Systems, des torpilles légères ainsi qu’un système complet de guerre électronique. Les onze hélicoptères seront mis en œuvre depuis les bases terrestres et les bâtiments de premier rang de la marine. L’AS565 ASW sera particulièrement sollicité pour contrer les menaces régionales de sous-marins, comme dans les détroits de Malacca et de la Sonde. Optimisé également pour les missions anti-surface, l’hélicoptère pourra effectuer le ciblage pour le compte des navires de surface.

Chine

En novembre dernier, le sous-marin nucléaire chinois Changzheng-2 (type 91, classe Han) a fait une escale de trois jours au grand port de Colombo, au Ski Lanka. Il était accompagné du navire-base de sous-marins Chang Xin Dao. Cette information est somme toute assez banale, les escales à l’étranger de bâtiments militaires étant assez courantes. Mais pour le gouvernement indien, elle ne l’est pas : un accord de 1987 stipule que « ni Trincomalee (Ndlr : ville de la côte est du Sri Lanka) ni aucun autre port du Skri Lanka ne doit être mis à la disposition, à des fins militaires, de toute nation animée d’intentions préjudiciables à l’Inde de quelque manière que ce soit ». Donc, vue de New Delhi, l’escale chinoise est une grave entorse à cet accord de 1987. Quoi qu’il en soit, cette affaire confirme que la marine chinoise étend sa zone d’action en océan Indien et qu’elle est à la recherche de points d’appui logistiques. Elle est maintenant présente dans cinq pays de la région : Bangladesh, Birmanie, Maldives, Pakistan et Ski Lanka.

Chine

La marine chinoise a débuté une série d’essais en vol du nouvel hélicoptère de lutte anti-sous-marine de type Z¬18F. Cet appareil est développé par Changhe Aircraft Industry Group (CAIG).
Le Z¬18F a été développé à partir de la cellule du Z¬8, lui-même dérivé du SA¬321 Super Frelon français. Par rapport au Z¬8, le nouvel hélicoptère dispose d’un poste de pilotage redessiné, et le fuselage a été également modifié. Il dispose aussi d’une nouvelle motorisation (Turbomeca WZ-6) et de pales de rotor en matériaux composites. La version optimisée pour les missions ASM est équipée d’un sonar trempé et peut emporter 32 bouées acoustiques et 4 torpilles légères de type Yu 7. L’appareil serait aussi équipé d’une liaison de données. À ce jour, aucune information n’est disponible concernant le nombre d’appareils dont compte se doter la marine chinoise.

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