France

La frégate multimissions Normandie, deuxième de la série commandée par la Marine nationale, a quitté le 14 mai le site de DCNS de Lorient pour rejoindre celui de Toulon. Dans les prochaines semaines, DCNS effectuera une nouvelle série d’essais en mer afin de tester les performances du système de combat de cette FREMM avant sa livraison à la Marine nationale fin 2014. Cette série d’essais qui se déroulera en Méditerranée va permettre à l’équipage de conduite et aux spécialistes de la DGA et de DCNS de vérifier les performances des principaux senseurs du système de combat et leur intégration au Combat Management System de la frégate. Les équipes à bord vont simuler différents scénarii opérationnels pour collecter les informations délivrées par les senseurs du navire. Parmi les nombreux tests figurent des essais de guerre électronique et de liaisons de données tactiques. À la suite de ces essais, le bateau reviendra à Lorient pour la réalisation, pendant l’été, de derniers travaux de finition, avant sa livraison.

© Marine nationale

France

Le ministre de la Défense a annoncé que les sous-marins français allaient accueillir des femmes dans leurs équipages. Trois femmes officiers entreront en formation en 2015, pour partir en patrouille dès 2017. Seuls les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) sont concernés, leurs espaces de vie étant plus vastes que ceux des SNA. La Marine nationale a décidé cette affectation à titre expérimental, mais l’essai pourrait conduire à terme à l’ouverture permanente de la filière sous-marine au personnel féminin. Du côté de nos alliés, les marines américaine et britannique embarquent depuis deux ans des femmes à bord de leurs sous-marins nucléaires. Sur les sous-marins à propulsion diesel-électrique, les équipages sont déjà féminisés en Allemagne, en Australie, au Canada, en Norvège et en Suède. Selon les chiffres du ministère de la Défense, la Marine a un taux de féminisation de 14 % (armée de l’Air 22 %, armée de Terre 11 %). Elle compte aujourd’hui deux femmes au grade d’amiral ; vingt-trois femmes commandent ou ont commandé des bâtiments de surface.

Royaume-Uni

Le chantier naval de Barrow-in-Furness (BAE Systems) a procédé à la mise à flot du HMS Artful, troisième sous-marin nucléaire d’attaque du type Astute. Son achèvement va se poursuivre à quai avant le début des essais en mer, prévu au cours de l’année 2015. Le bateau sera ensuite livré la même année à la Royal Navy. Pour rappel, la marine anglaise a pris livraison des deux premiers exemplaires, les HMS Astute et HMS Ambush, en août 2010 et septembre 2012. Le HMS Astute est actuellement engagé dans son premier déploiement opérationnel longue durée. Les Astute sont les plus grands sous-marins d’attaque d’Europe. Ils déplacent 7 800 tonnes en plongée et mesurent 97 mètres. Le programme doit permettre la construction de sept unités. Il vise le remplacement des sous-marins de type Swiftsure et Trafalgar.

Suède

Le groupe Saab AB est en passe de reprendre l’activité sous-marine de Kockums au groupe allemand TKMS. Fabricant historique suédois des sous-marins classiques, Kockums avait été racheté en 2005 par TKMS. Depuis des mois, le chantier naval Kockums – baptisé ThyssenKrupp Marine Systems AB – était en profond désaccord avec l’agence de l’armement suédoise FMV sur le financement de la R&D pour une nouvelle génération de sous-marins (programme A-26) et sur l’attribution des contrats, jugée trop souvent favorable aux chantiers allemands. Saab AB a été contacté par l’agence de l’armement pour évaluer sa possibilité de se substituer à TKMS pour développer le sous-marin A-26. Aux dernières nouvelles, Saab AB est toujours en discussion avec le groupe allemand pour reprendre Kockums. Le gouvernement suédois a indiqué que la composante sous-marine est redevenue stratégique depuis les événements en Ukraine. De même, le savoir-faire de la Suède en matière de construction de sous-marins devra absolument être préservé.

Turquie

Thales annonce la livraison à la marine turque du standard final des avions de patrouille maritime CN-235MPA/MSA dans le cadre du programme Meltem II dont l’industriel assure la maîtrise d’œuvre. Le programme couvre 6 avions de patrouille maritime (MPA), 3 avions de surveillance maritime (MSA), ainsi que 10 systèmes de mission AMASCOS supplémentaires. Une cérémonie s’est tenue sur la base aéronavale de Topel pour célébrer la remise des appareils à la marine turque, sous la présidence du chef d’état-major de la Marine. Le programme Meltem III s’est réalisé avec les partenaires turcs TAI, Havelsan, Aselsan et Milsoft. Outre le système AMASCOS (airborne maritime situation and control system), la version MPA est équipée d’un radar Thales Ocean Master capable de détecter jusqu’à 200 pistes et optimisé pour détecter des périscopes. L’avion embarque aussi un MAD (magnetic anomaly detection) AN/ASQ-508 de CAE et une tourelle optronique gyrostabilisée Thales Agile 4.

Inde

L’Inde pourrait acheter 15 avions amphibies US-2i produits par l’avionneur japonais ShinMaywa Industries. Le montant global du contrat serait de 1,65 milliard de dollars sur la base d’un prix unitaire d’environ 110 millions de dollars. Les deux pays sont en négociation pour étudier un éventuel assemblage des appareils en Inde. Avec cet accord, le Japon réaliserait sa première exportation de matériel militaire depuis l’embargo sur les ventes d’armes de 1967, assoupli en 2011. Selon les observateurs, Tokyo cherche à renforcer la coopération avec l’Inde sur fond de tensions avec la Chine. Le US-2i est un avion quadrimoteur de recherche et de sauvetage qui a fait son premier vol en décembre 2003. Il équipe la Force maritime d’autodéfense japonaise depuis 2007. Le nez de l’US-2 abrite le radar de recherche Ocean Master développé par Thales.

États-Unis

La marine américaine commande 10 nouveaux sous-marins nucléaires de la classe Virginia pour un montant de 17,6 milliards de dollars. Le chantier Electric Boat de Groton et son partenaire Huntington Ingalls vont construire ces 10 unités au standard Block IV. 2 sous-marins seront livrables chaque année pendant cinq ans à partir de 2020. Aujourd’hui, dix Virginia sont en service dans l’US Navy et huit autres sont en construction ou en attente de livraison. La classe Virginia doit remplacer à terme les SSN Los Angeles et les SSBN Ohio transformés en SSGN (lanceurs de missiles de croisière Tomahawk). Les Virginia sont des sous-marins nucléaires d’attaque de 7 900 tonnes. Équipés d’un réacteur nucléaire Westinghouse S 9G, ils atteignent des vitesses de 34 nœuds. Les bateaux sont aptes à réaliser des opérations sous la banquise et embarquent à leur bord des équipes des forces spéciales.

États-Unis

La 24e édition de l’exercice RIMPAC de l’US Navy se déroulera du 26 juin au 1er août au large des îles Hawaï dans le Pacifique. 23 pays, dont la France avec la Marine nationale, participeront au plus grand exercice naval au monde. La Chine et l’État de Brunei y participeront pour la première fois. Près de 50 bâtiments de surface, 6 sous-marins et 200 aéronefs seront engagés dans cet exercice interarmées. Pendant un mois, les exercices s’enchaîneront avec notamment des entraînements à la mer de lutte anti-sous-marine, de guerre des mines, et des opérations amphibies. D’autres exercices viendront se greffer : ravitaillement, lutte anti-piraterie, défense antiaérienne et combat asymétrique.

Russie

Suite à la suspension de toute coopération civile et militaire avec Moscou en raison de l’intervention en Ukraine, la marine russe était absente de l’exercice naval Dynamic Monarch. Organisé par l’OTAN en mer Baltique, cet exercice de sauvetage sous-marin vise à entraîner et à améliorer l’interopérabilité des marines disposant d’une sous-marinade. Il permet notamment de standardiser les procédures utilisées dans le sauvetage d’un sous-marin en détresse. L’édition 2014 s’est tenue du 12 au 23 mai à Gdynia, dans le nord de la Pologne. Durant l’exercice, le NATO submarine rescue system (NSRS), transportable par avion cargo C-17, avait été déployé. Ce système développé conjointement par la France, la Grande-Bretagne et la Norvège comprend un mini-sous-marin de sauvetage (SRV), deux chambres de décompression et un portique pour la mise en œuvre. Dynamic Monach est le plus important exercice naval international ; dix-huit pays ont participé à cette édition.

Ukraine

Le 20 mars dernier, la marine russe prend le contrôle de la base navale ukrainienne à Sébastopol, capturant des navires de premier rang de la marine ukrainienne, dont le sous-marin Zaporizhzhia (classe Foxtrot du projet 641K). Dans le même temps, la frégate ukrainienne Hetman Sagaidachny rentre au pays après un déploiement au cours duquel elle participe aux opérations de lutte contre la piraterie. Le navire rejoint le port d’Odessa pour éviter d’être capturé. Notons que les russes mettent également la main sur les dauphins de combat de la marine ukrainienne affectés au déminage. Kiev exige le retour de tous ses navires militaires dont le sous-marin de la classe Foxtrot. La flotte russe de la mer Noire restitue les bâtiments. Pour les russes, le Foxtrot est trop âgé et n’a plus de valeur opérationnelle. Construit en 1970; le sous-marin avait d’abord été mis en service au sein de la flotte du Nord soviétique. Il avait été transféré en 1997 à la marine ukrainienne dans le cadre des accords entre les deux pays sur le stationnement de la flotte russe en Crimée. Son mauvais état avait provoqué sa mise en réserve en 2002 en attente de réparations. En 2010, le réchauffement des relations russo-ukrainiennes aidant, Moscou avait assisté Kiev dans la remise en service de son sous-marin.

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