France

Du 20 au 24 avril a eu lieu l’exercice de sauvetage Soleil du Sud au large de Toulon. Cet exercice visait à entraîner pour la première fois le SRV (Submarine Rescue Vessel) Nemo, du système NSRS, à se poser sur un sous-marin nucléaire d’attaque français. Cet entraînement a été un succès puisque le sous-marin de sauvetage Nemo a évacué quatre sous-mariniers et a permis donc de valider le transfert de personnel entre un sous-marin nucléaire d’attaque et le SRV. La séquence complète consistait à mettre en œuvre le Nemo à partir du bâtiment de soutien Jason. Une fois en plongée, le sous-marin de sauvetage s’est posé à plusieurs reprises sur le Rubis. Ce dernier était stable, embossé sur quatre coffres, à une immersion de 50 mètres. Soleil du Sud a fait intervenir de nombreux acteurs. En plus de l’équipage du SNA Rubis, les plongeurs du CEPHISMER et du GPD Méditerranée ainsi que du personnel de la base navale de Toulon ont concouru à la mise en œuvre de cet exercice.

© Marine nationale

France

La frégate multi-missions (Fremm) Aquitaine a tiré avec succès un missile de croisière naval (MdCN) le 19 mai, sur les polygones de tir du centre DGA-Essais de missiles au large de l’île du Levant. C’est la première fois en Europe qu’un bâtiment de surface tire un missile de croisière.
Le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est capable d’atteindre un objectif situé à plusieurs centaines de kilomètres.
Quelques jours avant, l’Aquitaine avait également tiré avec succès son premier missile MM 40 Exocet. Ces deux tirs de synthèse préparés par l’équipage de la Marine nationale, les équipes de la DGA et les industriels MBDA et DCNS s’inscrivent dans le cadre de la vérification des capacités techniques des Fremm avant l’admission au service actif, indique la DGA. C’est un jalon supplémentaire qui a été franchi, après le tir d’un missile antiaérien Aster 15 en 2013 et la mise en service le 13 mars dernier de la torpille légère MU 90. Pour mémoire, six Fremm seront livrées avant la mi-2019.

France

DCNS a obtenu un contrat pour le maintien en condition opérationnelle (MCO) jusqu’en 2020 des six sous-marins nucléaires d’attaque de la Marine nationale basés à Toulon. Ce contrat a été notifié par le Service de soutien de la flotte (SSF) et il est entré en vigueur en mai. Il couvre la maintenance en condition opérationnelle de l’ensemble de la flotte des SNA, soit les six bâtiments de type Rubis ainsi que les premiers entretiens du Suffren, tête de série des nouveaux Barracuda. Ce marché comprend également l’exploitation des infrastructures nucléaires de Toulon, les outillages, ainsi que les simulateurs de l’École nationale des sous-mariniers. Enfin, il couvre la maintenance des infrastructures dédiées à l’entretien complet des SNA de type Rubis, et les futures installations en cours d’adaptation pour l’entretien courant des premiers SNA Barracuda qui entreront progressivement en service à partir de 2018.

France

Jeumont Electric a livré, le 15 juin dernier à la marine brésilienne, le plus grand et le plus puissant moteur synchrone à aimant permanent jamais fourni au monde. Long de près de 6 mètres, large de 3 mètres et haut de 4,5 mètres, le moteur synchrone pèse 72 tonnes, soit deux fois et demie le poids de la tête du Christ de Corcovado à Rio de Janeiro.
Cette commande s’intègre dans le cadre du projet LABGENE, destiné à simuler sur un banc d’essai à terre le fonctionnement complet de la cinématique propulsive (hors chaufferie nucléaire) d’un sous-marin nucléaire pour la marine brésilienne. Le moteur sera installé au CTMSP (Centre technologique de la marine brésilienne de Sao Paulo), dans une coque complète à l’échelle 1, sur le site d’Aramar.
La marine brésilienne a construit le laboratoire nucléaire LABGENE dans le but de valider la technologie retenue pour la propulsion de son futur sous-marin nucléaire et tester, avec le moteur synchrone fourni par le spécialiste français des moteurs électriques et des alternateurs.

France

Les agences d’acquisition des ministères de la Défense français et britannique, respectivement la Direction générale de l’armement (DGA) et DE&S, ont notifié le contrat Maritime Mine Counter Measures (MMCM). Cette notification est le résultat d’un dialogue compétitif conduit par l’OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d’armement).
Le contrat est attribué à Thales associé à BAE Systems, avec parmi les sous-traitants français le groupe ECA. Il permet aux deux pays d’initier conjointement le développement d’une nouvelle capacité stratégique et interopérable entre les deux marines, tout en maintenant leur industrie dans le domaine de la lutte sous-marine. Le contrat notifié au consortium industriel porte sur la définition, la réalisation et la qualification d’ici 2019 de deux prototypes d’un système de drones navals utilisant la génération de sonar de très haute résolution à ouverture synthétique (SAMDIS), drones de surface USV et sous-marins AUV. Ils seront mis en œuvre à partir d’un bateau-mère ou depuis la terre à proximité des côtes. Les évaluations seront conduites par la Marine nationale et la Royal Navy.

France

L’Ifremer se dote d’un nouvel engin sous-marin. Baptisé Ariane, cet engin hybride ROV (robot télé-opéré) et AUV (drone) de huit M€ a été développé au sein du Centre européen de technologie sous-marines (CETSM). Un certain nombre d’industriels comme ECA Group et SAFT ont été associés au projet. Alimenté par des batteries Lithium-ion, Ariane est capable de remplir des missions d’intervention et d’observation jusqu’à des profondeurs de 2 500 mètres. En mode télé-opéré, l’engin est piloté depuis un navire via un câble en fibre optique. Très manœuvrant grâce à ses propulseurs orientables, Ariane peut évoluer en toute sécurité dans des zones très accidentées, comme les canyons sous-marins. L’Ifremer va poursuivre des campagnes d’essais sur deux de ses navires océanographiques. L’objectif est d’avoir un système opérationnel capable d’assurer une première campagne scientifique en 2016. Outre l’emploi par l’Institut, Ariane pourra être commercialisé ou faire l’objet de transfert de technologies vers l’industrie pour certaines de ses innovations.

Royaume-Uni

Thales a été retenu au Royaume-Uni dans le cadre du programme Crowsnest pour fournir à la Royal Navy un nouveau système de surveillance et de contrôle aéroporté destiné à assurer la protection des forces interarmées et des porte-avions de la classe Queen Elizabeth.
Au terme d’un appel d’offres, Lockheed Martin, maître d’œuvre du ministère de la Défense britannique pour le programme de dix hélicoptères Merlin (coût estimé à 700 M€), a retenu la nouvelle génération du radar Searchwater et du système de mission Cerberus de Thales. Les hélicoptères Merlin de la Royal Navy, qui seront adaptés en conséquence, disposeront de capacités nouvelles en matière de surveillance et de contrôle aéroportés (AsaC). Grâce à de nouveaux modes radar et à des performances améliorées en matière de détection d’objectifs à faible signature, la Royal Navy bénéficiera de plateformes aériennes très performantes pour protéger les nouveaux porte-avions. Les Merlin AsaC remplaceront en 2018 les Sea King Mark 7 équipés d’une version précédente des systèmes Searchwater et Cerberus.

Suède

Le gouvernement suédois a confirmé sa volonté de lancer le programme de construction de deux sous-marins de type A26. Le chantier Kockums (groupe Saab) sera en charge de ce programme de 900 M€. Précisons que le chantier suédois n’a pas encore reçu la notification de la commande des deux sous-marins qui permettront de renouveler les capacités sous-marines suédoises à l’horizon 2024. Le sous-marin A26 remplacera les deux unités de type Västergötland et les trois unités de type Götland. Spécialisé dans les opérations littorales, le futur sous-marin, mesurant 60 mètres de long pour un déplacement de 2100 tonnes en plongée, sera destiné à évoluer à faible profondeur et dans les eaux resserrées. Il disposera aussi de capacités de mise en œuvre de forces spéciales et de drones sous-marins.

Inde

Le premier sous-marin de type Scorpène réalisé en Inde par le chantier MDL (Mazagon Dock Limited) de Mumbai, avec l’aide de DCNS, sera mis à flot au cours du quatrième trimestre. Premier d’une série de six sous-marins, le Kalvari est sorti de son hall d’assemblage. Le bâtiment a été transféré sur une barge vers un bassin d’achèvement, où vont se poursuivre les travaux. Dès l’hiver prochain, le Kalvari devrait réaliser sa toute première sortie en mer. La Marine indienne espère le réceptionner au cours du mois de septembre 2016. Pour mémoire, le contrat signé en 2012 entre l’Inde et la France (programme P75) comporte une assistance technique de DCNS dans le cadre d’un transfert de technologie très ambitieux. Celui-ci couvre les spécifications et les techniques de production ainsi que les achats de tous les équipements. Ainsi, les Indiens fabriquent aujourd’hui les coques étanches des sous-marins avec un niveau de qualité équivalent à celui des meilleurs chantiers navals mondiaux.

odio Phasellus Praesent id Curabitur commodo pulvinar Donec