France

Intervenant pour le compte de BAE Systems, le groupe français DCNS a réalisé sur son site de Nantes-Indret les groupes turbo-alternateurs des destroyers type 45 de la Royal Navy. Parallèlement, DCNS est chargé de fournir des échangeurs destinés aux sept nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque du type Astute. Chargés d’assurer la fonction de refroidissement, deux échangeurs sont embarqués sur chaque bâtiment. Quatre derniers équipements, destinés aux sixième et septième Astute viennent d’être commandés par BAE Systems, et seront livrés au deuxième semestre 2016. Les échangeurs sont conçus et réalisés par le site d’Indret du groupe naval français, spécialisé dans les systèmes propulsifs des sous-marins nucléaires et conventionnels.

L’hélicoptériste roumain IAR Brasov a choisi Thales pour la fourniture de systèmes de traitement de bouées acoustiques TMS 2000 destinés aux IAR-330 Puma de la marine roumaine spécialisés dans les missions de détection anti-sous-marine en mer Noire. Le TMS 2000 est un système de détection ASM qui est rapidement mis en œuvre car il nécessite peu de modifications de l’aéronef. A partir d’un avion ou d’un hélicoptère, des bouées acoustiques sont lancées à la mer et renvoient des signaux de détection acoustique par voie VHF. A bord de l’appareil, un récepteur VHF reçoit les données et traite les signaux en temps réel. Le TMS 2000 est l’un des systèmes les plus aboutis du marché et qui équipe notamment les NH90 des marines françaises, norvégiennes et suédoises, ainsi que les EH101 de la Royal Navy.

© MoD

Royaume-Uni

Le MoD, le ministères britannique de la Défense, a conclu avec BAE Systems un contrat de 1,5 milliards d’euros pour la livraison d’un quatrième sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Astute.
Cette nouvelle unité construite au chantier de Barraow-in-Furness, s’appellera le HMS Audacious. Le quatrième sous-marin embarquera un nouveau système de combat et de navigation, ainsi qu’une suite sonar améliorée. Destiné à remplacer les sous-marins de la classe Trafalgar, la classe Astute fait partie des SNA les plus grands d’Europe. Elle se distingue également par une vitesse très élevée de 30 nœuds. L’Astute a été conçu dès l’origine pour mettre en œuvre les missiles de croisière américainsTomahawk.

La féminisation des équipages de sous-marins est en ordre de marche. Après l’US Navy en 2009, les premiers équipages mixtes embarquent à présent à bord des sous-marins nucléaires de la Royal Navy. En Norvège, en Suède, au Canada ou en Australie, les femmes plongent depuis quelques années à bord de sous-marins à propulsion diesel. Pour certains observateurs, si ces marines occidentales recrutent des femmes, c’est plus par manque de candidats que par soucis d’égalité des sexes. En France, constituer des équipages mixtes de sous-mariniers n’est pas encore à l’ordre du jour. La construction des sous-marins d’attaque de type Barracuda prévoit toutefois des aménagements pour le personnel féminin.

Suède

Le projet de sous-marin A26 mené par le constructeur Kockums pourrait faire l’objet d’un premier contrat avec la marine suédoise. Le bâtiment qui embarque une propulsion AIP (moteur Stirling) et qui présente un déplacement en surface de 1 800 tonnes, offre un certain nombre d’innovations. En plus des quatre tubes lance-torpilles, il est pourvu d’un tube placé à l’avant permettant de mettre en œuvre une équipe de plongeurs ou des drones du type UUV. Outre des mâts optroniques non pénétrants et des systèmes d’écoute Elint, le sous-marin A26 sera doté d’un mât spécifique pour l’utilisation d’un armement téléopéré antiaérien. En option, la plage arrière pourra accueillir un mini-sous-marin pour les opérations spéciales.

Etats-Unis

Le Naval Sea Systems Command a attribué un contrat de deux milliards de dollars à General Dynamic Electric Boat pour développer le prochain SNLE de l’US Navy, appelé à remplacer, à partir de 2031, les sous-marins nucléaires de la classe Ohio. Le cahier des charges du futur SNLE (désigné SSBN-X) a été publié en octobre dernier. Selon les prévisions de la marine américaine, il serait prévu de commander douze exemplaires pour un montant total de plus de 80 milliards de dollars. La construction du premier SSBN-X de série serait lancée en 2021. La partie missile balistique se fera en coopération avec le Royaume-Uni qui souhaite remplacer ses quatre SNLE de classe Vanguard à partir de 2028.

Etats-Unis

Dans le cadre du retrait des quatre sous-marins nucléaires lance-missiles de croisière (SSGN) de la classe Ohio à compter de 2026, l’US Navy souhaite augmenter la capacité d’emport en missiles de croisière BGM-109 Tomahawk de ses sous-marins nucléaires de la classe Virginia, dont le dixième exemplaire et dernier de la série Block II, a été livré officiellement le 6 juin dernier (USS Minnesota/SSN-783). Les SNA Virginia doivent être construits à trente exemplaires chez les chantiers General Dynamic et Huntington Ingalls Industries. Pour rappel, 184 Tomahawk américains et 7 britanniques – portée effective de 1 250 à 2 500 km selon les versions – ont été tirés en 2011 dans les premiers jours de l’intervention de l’Otan en Libye.

Canada

Malgré les nombreux problèmes rencontrés depuis leur acquisition en 1998 auprès du Royaume-Uni, la marine canadienne prolonge de cinq ans le contrat de remise en état et entretien des quatre sous-marins de la classe Victoria. Ce contrat notifié à Babcock Canada pour 391 M.€, doit pouvoir maintenir la disponibilité de trois sous-marins à compter de 2014. A ce jour, une seule unité est opérationnelle. A l’origine connue sous l’appellation Upholder ou type 2400, il s’agit de sous-marins britanniques à propulsion diesel-électrique construits par les chantiers Vickers pour le compte de la Royal Navy. Rachetés pour plus de 570 M.€, les quatre sous-marins sont renommés Classe Victoria et commisionnés entre décembre 2002 et septembre 2004. Selon un rapport officiel de la Marine royale canadienne, les quatre bâtiments ont effectué un total de 1 131 jours de mer, dont seulement 783 jours de patrouille.

Russie

D’après la presse quotidienne russe, la Chine confirme son intérêt pour s’équiper de quatre sous-marins russe de type Amur 1650 construit par Rubin, pour un coût de deux milliards de dollars. Selon l’agence des exportations d’armes Rosoboronexport, les deux pays ont signé un accord-cadre, et l’accord définitif devra être conclu à l’horizon 2015. Les négociations prévoient que chacun des deux pays construise deux exemplaires du sous-marin. Dérivé du sous-marin Lada de la marine russe, l’Amur 1650 est propulsé par un moteur diesel-électrique et intègre un système AIP qui lui permet d’avoir une autonomie en immersion augmentée. D’une longueur de 66,80 mètres, le bâtiment est constitué d’un équipage réduit de 35 marins, et il embarque dix-huit torpilles lourdes et missiles antinavires.

Chine

Selon les experts militaires occidentaux, la marine chinoise dispose aujourd’hui de cinquante sous-marins conventionnels (SSK) modernes dont environ trente unités sont armées de missiles antinavires à changement de milieu. Certains sont dotés du missile russe supersonique 91RE1 Novator (désignation Otan :SS-N-27Club-S). Par ailleurs, la marine chinoise disposerait d’une dizaine de sous-marins du type 041Yuan dotés de propulsion anaérobie (AIP) complétant le système diesel-électrique conventionnel. Toujours selon les experts, les sous-marins Yuan sont considérés comme plus silencieux que les Song, mais légèrement moins discrets que les Kilo du type 636 d’origine russe.

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