France

La vente par DCNS d’une frégate multimissions (FREMM) à l’Égypte a consisté à livrer à sa Marine l’une des FREMM initialement destinées à la Marine nationale qui était en armement à Lorient et propriété de DCNS : la frégate Normandie. Sur le plan pratique, cette vente à l’Égypte a un fort impact sur la Marine nationale. Cela nécessite une réorganisation complète de l’activité des équipages d’armement des FREMM Normandie et Provence. Concrètement, l’équipage de la Normandie est transféré sur la Provence. L’actuel équipage de conduite de la Provence est pour sa part réaffecté sur le Languedoc actuellement en phase d’achèvement. La Marine nationale indique que cette cession se traduira par une arrivée des FREMM dans les forces retardée de plusieurs mois et induira une prolongation d’un an des frégates Montcalm et Jean de Vienne, dont les retraits du service actif sont repoussés respectivement à 2017 et à 2018.

© Marine nationale

Royaume-Uni

Les essais opérationnels de l’hélicoptère embarqué Wildcat HMA Mk2 se poursuivent. Au mois de juillet dernier, le nouvel hélicoptère de la Royal Navy a procédé pour la première fois au largage d’une torpille légère Sting Ray. Ce tir d’essai a été réalisé par un appareil appartenant au 825 Naval Air Squadron. Le Wildcat est destiné à remplacer le Lynx au sein de la marine britannique. Par rapport à son prédécesseur, le Wildcat dispose d’une nouvelle motorisation, le fuselage a été redessiné, et l’avionique ainsi que le radar panoramique sont entièrement nouveaux. La Royal Navy a commandé 28 appareils. Outre la surveillance maritime et la lutte antisurface, le Wildcat aura pour mission première la lutte anti-sous-marine. Pour rappel, la marine britannique dispose également de l’hélicoptère Merlin Mk2 pour cette même mission.

Espagne

Malgré les problèmes techniques récurrents du programme S 80, le ministère de la Défense espagnol espère toujours la livraison du premier sous-marin d’attaque (Isaac Peral S 81) en 2018 à l’Armada Espanola. Actuellement, Navantia construit quatre sous-marins dans ses chantiers à Carthagène. L’une des caractéristiques spécifiques des S 80 sera d’être équipés d’un système de propulsion anaérobie (système AIP de 300 kW) conçu par Hamilton Sundstrand et Hyndergreen, basé sur des piles à combustibles utilisant de l’hydrogène et de l’oxygène. Air Liquide Advanced Technologies est l’un des rares industriels français à participer au programme. Le français a été retenu pour le développement et la fourniture des quatre stockages d’oxygène cryogénique destinés à l’alimentation de l’AIP et à l’air respirable du S 80. Il s’agit du plus gros composant intégré en un seul bloc à bord du sous-marin et de l’un des plus importants réservoirs cryogéniques jamais embarqués au monde.

États-Unis

Le chantier naval Huntington Ingalls Industries (HII) a annoncé en septembre dernier que les modules formant la coque du sous-marin USS Washington (SSN 787) de la classe Virginia ont été complétés. Ce qui signifie que toutes les sections de la coque du sous-marin ont été assemblées pour former une seule unité étanche. Le Washington sera le 14e sous-marin d’attaque de la classe Virginia et le 2e dans la version Block III. Cette version comporte des changements techniques importants, notamment la refonte de la proue afin de remplacer les douze tubes de lancement verticaux (CLS Mk45) par deux lanceurs de diamètre supérieur, capable de tirer chacun six missiles de croisière UGM-109 Tomahawk.
Pour mémoire, la marine américaine a programmé l’acquisition de 30 sous-marins de type Virginia.

Égypte

Le 22 juillet, la FREMM Tahya Misr (ex-Normandie) de la Marine égyptienne a quitté le port de Brest pour rejoindre son port base à Alexandrie en Égypte, six mois après la signature du contrat entre DCNS et le ministère de la Défense égyptien portant sur la fourniture d’une frégate multimissions FREMM, qui comprend également des prestations de soutien et de maintien en condition opérationnelle. L’industriel français a engagé rapidement des travaux d’adaptation et d’aménagement nécessaires et s’est occupé de la formation des marins égyptiens pour la prise en main du navire. Dès le mois de mars 2015, DCNS a ainsi formé les marins composant l’équipage de cette frégate. Afin de conduire un navire aussi fortement automatisé en toute sécurité, l’industriel et ses partenaires accompagnent l’équipage durant 15 mois. Le programme comporte plusieurs phases : des modules théoriques, de l’entraînement à terre sur des plateformes et des simulateurs, puis à bord, que ce soit à quai ou en mer.

Inde

DCI annonce la signature du contrat avec le chantier étatique indien MDL (Mazagon Docks Limited) pour la formation des deux premiers équipages des sous-marins indiens de type Scorpène.
100 personnes seront formées par DCI : 36 par équipage, une réserve et quelques futurs formateurs indiens qui formeront les équipages suivants. Cette formation, d’une durée de 22 mois, a débuté le 1er septembre. Elle se déroule à terre puis à bord des deux premiers sous-marins construits à Bombay par MDL, à quai et à la mer. La période des essais sera mise à profit pour cette formation, délivrée selon les standards en vigueur dans la Marine nationale. DCI a mis en place à Bombay une équipe de neuf sous-mariniers. Cette équipe d’experts aura à cœur de transférer son savoir-faire en matière de mise en œuvre d’un bâtiment moderne.

Japon

Les gardes-côtes du Japon ont sélectionné le Falcon 2000 MSA (Maritime Surveillance Aircraft) proposé par Dassault Aviation pour renforcer leurs moyens de surveillance maritime. Le Falcon 2000 MSA, conçu sur la base du Falcon LXS (autonomie de 4 000 nautiques), peut accomplir un large spectre de missions incluant la surveillance maritime, la reconnaissance, le renseignement, la lutte contre la piraterie et le narcotrafic. Le Japon a retenu l’avion français car il offre un bon compromis entre taille, charge utile, vitesse, autonomie et coût d’exploitation. L’avionique et les systèmes embarqués seront fournis en collaboration avec Thales et L-3. Le Japon exploite déjà des avions Falcon pour les missions de surveillance maritime autour de l’archipel japonais depuis 1989.

Brésil

L’équipementier italien Selex ES a reçu une commande pour fournir une suite de guerre électronique pour huit des douze hélicoptères Lynx Mk21A utilisés par la marine brésilienne depuis 1978. La société fournira un système complet de guerre électronique de dernière génération. Désigné SAGE, le nouveau système va permettre d’alerter l’équipage pratiquement en temps réel et d’engager les contre-mesures pour une réaction adéquate à la menace. Notez que le contrat comprend également la fourniture de contre-mesures actives. Parallèlement à cette modernisation, les Lynx brésiliens recevront une nouvelle motorisation avec le moteur CTS800-4N du consortium formé par Rolls-Royce et Honeywell. Le chantier de modernisation débutera en 2015, dans l’usine d’AgustaWestland à Yeovil, en Grande-Bretagne. Un premier appareil modernisé doit être livré en 2017.

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