France

Après 20 mois de chantier, le sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Téméraire a été transféré de la base navale de Brest à l’Ile Longue. 1 100 personnes mobilisées au plus fort de l’activité, 4 millions d’heures de travail réalisées, 140 kilomètres de câble passés, 60 tonnes de carlingages soudées, 45 000 éléments débarqués dont 15 000 matériels visités dans les ateliers du site Naval Group de Brest, 1,3 million de pièces approvisionnées sur le chantier…

Cette opération d’IPER et d’adaptation au missile M51 menée par Naval Group sous la maîtrise d’ouvrage conjointe de la Direction générale de l’armement (DGA) et du Service de soutien de la flotte (SSF) de la Marine nationale vient de clore un chapitre de l’aventure industrielle de Naval Group à Brest. Après le Vigilant et le Triomphant, le départ du Téméraire vers l’Ile Longue marque dix années de travaux au sein du bassin 8 de la Base navale de Brest. Le Terrible, dernier de la série des SNLE de nouvelle génération, est équipé depuis l’origine du missile M51.

© Naval Group

Suède

Le chantier naval Saab Kockums a procédé à la remise à l’eau du HM Gotland, qui a bénéficié d’une refonte à mi-vie – le Gotland est entré en service en 1996 – intégrant de nouveaux équipements qui équiperont les futurs sous-marins du type A26. Il s’agit notamment du système de propulsion en circuit fermé Stirling Mk3, qui remplace le Stirling Mk2, initialement installé sur le HM Gotland. Cette opération a notamment nécessité de scinder la coque. Grâce au système Stirling Mk3, le sous-marin bénéficiera d’une autonomie en plongée de 18 jours avec une vitesse de 5 nœuds. Le HM Gotland devrait rester en service jusqu’en 2035.

Par ailleurs, Saab Kockums a débuté la construction du second des deux nouveaux sous-marins du type A26. Le premier, dont la production a débuté en 2015, en est au stade de la réalisation des anneaux, en vue d’une livraison à la marine suédoise en 2022. La seconde unité devrait entrer en service en 2024.

© Saab Group

Brésil

Omnisys, une filiale de Thales au Brésil a obtenu la certification « produit de défense stratégique du Brésil » (PED) pour le sonar Kingklip, en reconnaissance de la stratégie de Thales de développer des solutions sonars de pointe au Brésil (programme Tamandare). Le Kingklip Mk2 est un sonar de coque moyenne fréquence fonctionnant en mode actif et passif pour corvettes et frégates polyvalentes, doté de capacités de détection de torpilles et obstacles sous-marins, le Kingklip offre également une interopérabilité multistatique avec les sonars CAPTAS et FLASH de Thales.

Avec Omnisys, Thales s’engage à soutenir le développement de l’Industrie de Défense Brésilienne. L’investissement de Thales et Omnisys dans la production locale de transducteurs (dispositif de conversion de signaux) représente 5 millions d’euros, ce qui fait d’Omnisys la première entreprise à posséder un site industriel de systèmes de sonars de défense au Brésil. Plus de 150 sonars de coque moyenne (HMS) de Thales sont opérationnels dans plus de 20 marines depuis 1975. Kingklip HMS a été sélectionné en 2017 par la Marine française pour équiper ses frégates La Fayette ainsi que les frégates françaises de taille intermédiaire (FTI) de prochaine génération.

© Thales

Australie

Dans le cadre de l’extension de la durée de vie de la flotte sous-marine, le Ministre australien de l’Industrie de la Défense a annoncé un important programme de modernisation des sonars équipant les six sous-marins de la classe Collins. La production et l’intégration seront assurées par le centre de Thales de Rydalmere, à l’ouest de Sydney, ce qui permettra de mobiliser 140 emplois et de créer 50 nouveaux postes dédiés à ce projet. Dans le cadre d’un programme collaboratif international, les antennes cylindriques équipant la classe Collins seront remplacées par des antennes modulaires cylindriques (MCA) basées sur la technologie du Sonar 2076 développé par les équipes de Thales au Royaume-Uni. L’antenne de flanc actuelle sera quant à elle remplacée par une antenne de dernière génération développée par les équipes françaises de Thales.

Un nouveau sonar remorqué est également dans les cartons, tirant parti des technologies de pointe développées conjointement en Australie par Thales et le groupe DST, via une alliance stratégique qui s’étend sur vingt ans. Pour la modernisation des six bâtiments, Thales s’appuiera sur les industriels locaux, dont Raytheon Australia qui interviendra en qualité d’intégrateur des systèmes de combat. Ce programme permettra également d’intégrer les équipements d’autres fournisseurs australiens, notamment Sonartech Atlas et L3 Oceania.

© RAN

Canada

Après de nombreuses déconvenues, la flotte d’hélicoptères Sikorsky CH-148 Cyclone est « enfin » prête pour entrer en service opérationnel. Un CH-148 Cyclone au standard Block II sera déployé sur la frégate NCSM Ville de Québec dans le cadre de la relève de la frégate NCSM St John’s, en mer Méditerranée.

La fin des problèmes. Annoncé en novembre 2004 par le gouvernement du premier ministre Paul Martin, l’achat de 28 hélicoptères Sikorsky CH-148 Cyclone a été suivi de nombreux retards et a coûté beaucoup plus cher que la somme de 1,8 milliard de dollars initialement prévue. Le Canada devait être en possession des 28 appareils en 2011, avec une première livraison prévue en 2008. Or, les premiers hélicoptères n’ont été livrés qu’en juin 2015 à la 12ème Escadre de Shearwater. Les hélicoptères ont depuis été testés et retournés plusieurs fois chez le constructeur pour y subir des améliorations. Un problème de logiciel avait notamment été détecté avec les ordinateurs de contrôle de vol de l’hélicoptère.

© Marine canadienne

Corée du Sud

Après la Nouvelle-Zélande qui a commandé quatre appareils, c’est au tour de la Corée du Sud d’acheter l’avion de patrouille maritime Boeing P-8A Poseidon dans le cadre d’un projet de 1,7 milliard de dollars, a annoncé l’agence d’acquisition militaire de Séoul. L’Administration du Programme d’acquisition de la Défense (DAPA) a déclaré que le comité de promotion du projet de défense de Séoul se réunissait pour prendre la décision d’acheter six avions dans le cadre d’un programme de «vente militaire étrangère» de gouvernement à gouvernement (FMS). Ce contrat vise à moderniser les capacités Patmar du pays, lesquelles reposent aujourd’hui sur des Lockheed P-3C Orion. Le biréacteur Poseidon est doté du radar AN/APY-10 et de différents systèmes de renseignement électronique Elint. Il emporte des torpilles Mk 54, ainsi que des missiles AGM-84D Harpoon et SLAM-ER.

© Boeing

Philippines

La Russie est prête à proposer aux Philippines des sous-marins diesel-électriques du Projet 636, Kilo en dénomination OTAN, à des conditions préférentielles. D’après le ministre de la Défense nationale des Philippines, Delfin Lorenzana, la Russie accorderait un crédit pour l’acquisition de sous-marins conventionnels. Les Philippines n’excluent pas d’autres pays pour l’achat de son premier sous-marin, y compris la France. Initialement, la question des sous-marins devait être soulevée à l’horizon 2023-2028. Désormais, l’achat devrait être inclus dans le nouveau programme d’armement des forces armées pour la période 2018-2023. Face à la montée en puissance des marines des pays d’Asie du Sud-Est, les Philippines ont la volonté d’acquérir au moins deux sous-marins.

© DR

Pologne

La Marine polonaise relance le programme d’acquisition de nouveaux sous-marins diesel-électriques. Dans une récente interview à la télévision polonaise, le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszszak, a annoncé que l’achat des sous-marins dans le cadre du programme Orka devient une priorité. D’après le ministre, les cadres financiers et juridiques sont déjà définis. Trois chantiers sont considérés comme fournisseur potentiel : Naval Group, Saab Kockums et TKMS. La Pologne a mené une série de négociations avec les marines belge et néerlandaise pour une éventuelle acquisition commune. Initialement, la Marine polonaise espérait recevoir les sous-marins à l’horizon de 2022 ; la date est à présent repoussée à 2024-2026. Les quatre sous-marins actuels de la classe Kobben (achetés à la Norvège en 2002) vont quitter le service actif d’ici les prochains mois.

© Nato

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